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Un lycée chargé d'histoire

La photo du jour! Forum 2de

Par MARIELLE AGOSTINI, publié le lundi 10 septembre 2012 18:15 - Mis à jour le vendredi 5 octobre 2012 09:31

Retrouvez sur cette page les 10 photos du forum et les "réponses".

Pour permettre aux élèves qui n'ont pas pu se connecter dans la semaine de participer pendant le week-end, les "solutions" des 5 premières photos seront affichées lundi 17 septembre.

Photo 1 : lundi 10 septembre

 Ce que l'on pouvait en dire ...

 L'entrée principale du lycée, plutôt réservée au public, possède un fronton qui peut rappeler le style néoclassique, même les plantes y poussent!

Il y a un porche avec des sonnettes et une boîte à lettres; au-dessus: des fenêtres du secrétariat.

Et, sur la façade on remarque un panneau de la ville expliquant l'histoire du lieu (Bossuet).

Aujourd'hui, on peut voir 3 autres nouveaux panneaux à droite: des cartes postales début du siècle. (1917-24)

Cette façade a été construite vers 1845 pour fermer la cour d'honneur à l'époque des Ursulines (couvent).

Comme sur tous les bâtiments publics, on peut hisser un drapeau lors de certaines manifestations nationales.

Regardez la variété dans les dimensions des fenêtres...

 

Photo 2 : mardi 11 septembre

 Ce que l'on pouvait en dire...

 Un bel escalier de bois, à double distribution, qui date encore des Ursulines (1825), dessert à l'origine et encore le dortoir des filles et l'appartement du proviseur mais aussi son bureau.

Il est interdit aux élèves même pour s'y asseoir!

Ce hall est bien réservé à la salle des sacs, il a longtemps eu cette fonction d'accueil (concierge ...) et de passage vers la cour de la galerie.

Cherchez les 3 autres escaliers de bois du lycée...

 

 Photo 3 : mercredi 12 septembre

 Ce que l'on pouvait en dire...

 Un cimetière dans un lycée?

Un héritage des Ursulines, alors que ces soeurs tenaient ce couvent, elles s'y faisaient aussi enterrer.

Hypothèse, selon la pratique commune, elles pourraient être 2 par tombes.

Sur une d'entre elles, on distingue encore un nom CLOTHILDE....

 

Photo 4 : jeudi 13 septembre

IMAG1823.jpg

 Ce que l'on pouvait en dire ...

 Un panneau d'informations destiné aux élèves (culture, vie scolaire...) juste à l'entrée côté Eclosettes pour ne rien rater!

Dans le reflet, on pouvait voir ce qui correspond au CDI actuel, ancien choeur de la chapelle des Ursulines. (1845)

Et la poubelle de tri sélectif, alors?

 

Photos 5 : vendredi 14 septembre

 Ce que l'on pouvait en dire ...

 Le lycée est un lieu de mémoire. Depuis plus de 30 ans, ces plaques rappellent le souvenir d'élèves morts pendant les guerres mondiales.

Ils sont très nombreux pour la 1ère Gm, a avoir été appelés au front et morts pour la France. "Collège" peut porter à confusion, car entre 1914 et 18, le collège de garçons qui seul existait se trouvait à Salvandy?

2 "morts sans motif" pour la 2°Gm, le 22/07/1944 alors que les nazis venaient de subir les débarquements alliés.

Aucun de ces enfants n'est réellement mort sur place. Mais ils appartiennent à la mémoire de la République et de l'école.

Et aussi :

LA PLAQUE COMMEMORATIVE DE LA COUR D'HONNEUR

    Le 22 juin 1944, Max Moréreau et Jacques Boissel, deux lycéens et scouts de 16 ans, empruntent la route d'Auch pour aller aider aux champs. C'est l'été et les travaux agricoles monopolisent la population. Une colonne allemande qui remontent vers la Normandie, lieu du récent débarquement allié, les rencontre et les stoppe. Des officiers allemands contrôlent leurs identités. L'un d'entre eux tue Max d'une balle en pleine tête. Jacques, pris de panique, s'enfuit mais est abattu lui aussi dans sa tentative de fuite. Sans doute leur uniforme de scout leur a-t-il été fatal...Dès le 22 juillet 1945, la municipalité de Condom inaugure le monument en mémoire de ces deux lycéens, en bordure de la D 930, à la sortie de la ville.
Une plaque commémorative a été installée dans notre lycée. Chaque année, le 22 juillet, anciens combattants et résistants, autorités et lycéens, s'y retrouvent pour honorer leurs mémoires.
Le même jour, quatre résistants FTP étaient abattus au bas de la côte de Fondelyn, à proximité de Condom, route d'Auch. Depuis 1947, un monument honore la mémoire de ces résistants, à l'embranchement d'Herret.

 

Photo 6 : lundi 17 septembre

cloche.jpg

 Ce  que l'on pouvait en dire ...

Dring!

Ding! Dong! Sonnez les matines...

Cloche supposée être celle de la communauté des Ursulines, qui étaient avant tout des soeurs enseignantes. 

Elle devait servir à appeler les jeunes filles, presque 200 entre 1850 et 1904. On rencontre la même dans d'autres couvents d'Ursulines.(Beaugency - 45)

Dans la série des cloches, il devrait y en avoir une aussi dans le clocher...??

 

 

Photo 7 : mardi 18 septembre

salle IZAR.jpg

 Ce que l'on pouvait en dire ...

 Ce n'est pas le chamois des Pyrénées....

Mais bien le nom d'un professeur de Maths qui apparait, dans les annuaires à partir de 1927, exercant dans le collège de jeunes filles (ici). Son épouse est aussi mentionnée dès 1924, les 2 sont décorés des palmes académiques.

Quelle théorie a-t-il inventé? S'est-il illustré durant la guerre?

Il s'agit du  nom de la salle de musique qui possède aussi une plaque éponyme plus officielle à l'intérieur.

 

Photo 8 : mercredi 19 septembre

ursule.jpg

 Ce que l'on pouvait en dire ...

 Quel doux prénom...sur le portail de l'entrée des professeurs.

Sainte qui a donné son nom à une congrégation religieuse, des reliques existeraient dans certaines églises.(13)

Cet ordre est fondé en 1586 par Angèle Mérici.

 Elles sont exclues par la Révolution en 1792 mais, à Condom elles reviennent dès 1808 pour acheter ce terrain et agrandir les bâtiments pour leurs donner leur configuration actuelle.

 

Photo 9 : jeudi 20 septembre

 fev 12 216.jpg

 

 Ce que l'on pouvait en dire ...

 Des armoiries au plafond du grand escalier...que l'on retrouve aussi sur le fronton de la porte côté prairie/bâtiment central, mais encore dans un vieux manuscrit de 1723, au plafond du Musée de l'Armagnac et enfin dans la cathédrale de Condom...

Un homme important pour le lycée et pour Condom: L'évêque Louis Milon fondateur du séminaire, base de notre lycée (cour d'honneur)...On suppose qu'il habitait l'appartement du proviseur (déjà), il a fini ses jours à Cassaigne.(1734) Nous avons retrouvé son testament.

Ses armes se lisent ainsi:"de gueule à 3 croissants d'or, 2 en chef et une en pointe, à la fasce d'or chargée d'une cannette" avec des ornements extérieurs: chapeau d'évêque sinople à bords large, 10 houppes, mitre, crosse, couronne, cordelière entrelacs...

Ah! Les profondeurs du  langage héraldique...

 

Photo 10 : vendredi 21 septembre

 

 Machines à écrire.jpg

 Ce que l'on pouvait en dire ...

Machines à écrire, dans l'escalier du secrétariat /intendance/direction...

Rien à voir avec les Ursulines cette fois!

Sur l'une les armes de Paris (fluctuat nec mergitur) sur l'autre la marque Underwood...et Manufacture des Armes de Paris.

Datation? années 1940 selon R. Tancogne en direct du Secrétariat.